Iris Van Herpen
 
 

Rôle

Iris Van Herpen

 

« La créatrice néerlandaise Iris van Herpen est considérée comme l’enfant prodige de l’univers de la mode. Ses robes d’avant-garde en 3D accrochent les regards lors des défilés de haute couture, elle crée des tenues pour des stars telles que Lady Gaga, Taylor Swift ou Björk, et combine le savoir-faire traditionnel avec des technologies innovantes et un choix audacieux de matières.
Elle utilise des cordages synthétiques et des baleines de parapluie d’enfant, et donne vie à ses créations en les passant à l’imprimante 3D. En 2012, une grande exposition a été organisée à Groningen en hommage à cette artiste hors pair. »
Source : arte.tv

Elle a réalisé la robe portée sur les pochettes de Crystalline, Biophilia ainsi que pour les photos promotionnelles de l’album.

À propos de la robe

Iris van Herpen described the design process of this dress : ’We first made a well-fitting dress of black fabric, that followed the shape of the body to the knees. Upon that dress there is a more complicated pattern of handiwork. They are all separate pieces of dark, aubergine leather with a gold foil treatment on the back. The pieces were hand cut into tiny [half-centimeter] strokes. Half of the strokes were turned 180 degrees to the left side and the other half were turned the other way. Then they were sewn together so that they stayed [in place] after they were hand-sewn onto the dress. All together they create a pattern of reflection that comes from the back of the leather, because they are turned at some points. It was a big puzzle to make the pattern connect with the body shape, but it looked quite natural in the end’. kerrytaylorauctions.com


Robe portée lors des MTV O Music Awards (Octobre 2011)


Une de ses créations a également été portée lors de la résidence Biophilia à New York (février-mars 2012)

À propos de la robe

’Actually, my most favourite custom-made dress is the latest dress that I made for Björk. We made a dress from many semi-transparent electric blue sheets that were all layered to create a shape of a shell. The angle of light makes the dress change from a very dark, dark blue to a reflective bright blue...I need to [avoid getting] stuck in my own little bubble or in the small world of fashion. I need it to not get crazy. I believe if you do a collaboration the right way with the right people there isn’t any limitation for your own creative pursuits. My creative processes are triggered/enriched by collaborations’. This dress took 4 months to complete. kerrytaylorauctions.com


Robe lors de la cérémonie des Webby Awards (Mai 2012)


Robe lors du Roskilde Festival au Danemark (Juillet 2012) + Résidence Biophilia à Paris (Février 2013)


Robe lors de la Résidence Biophilia à Paris (Février 2013)


Concert au Carnegie Hall pour la tournée Vulnicura

Photo : Chad Batka - New York Times

Les deux robes portées dans le film Black Lake

Iris Van Herpen à propos des 2 robes


“Sometimes I make a dress for her that is based on a design that I already did, but this was more customized, where she really explained to me the concept of the song and the video and the artwork that she wanted to make for MoMA. It was really from scratch, from the beginning on, and [the pieces were in both] materials and techniques I never did before. It was really for her and the concept of the song.”

“I didn’t want to have a really smooth dress”

“I wanted it to be raw, and that’s why we did all the pleating by hand. I [wanted] it to fit with the rocks and the landscape of Iceland.” Style - Mars 2015

Interview

(...)

Qu’est-ce qui vous inspire ?
Ce qui m’entoure, les gens avec lesquels je travaille, l’architecture, une chorégraphie sur laquelle j’ai travaillé, un dessin, un concept, une technique aussi, comme l’impression 3D.

Mais je peux aussi trouver des idées dans une grotte sombre. La source de mon inspiration est en général quelque chose d’invisible. Ma collection "Radiation Invasion" s’inspire ainsi des radiations autour de nous, "Voltage", des énergies enfermées dans le corps, "Micro", du monde infinitésimal qui nous entoure...

Vous collaborez avec des gens d’univers très différents, architectes ou scientifiques. Comment cela s’est-il intégré à votre processus créatif ?
Cela a été une étape importante pour moi. Je suis de moins en moins timide, mais je n’imaginais pas collaborer avec des gens, encore moins venus d’un autre milieu que celui de la mode. Mais pour ma collection "Crystallization", j’ai travaillé avec trois architectes. Deux d’entre eux m’ont demandé de dessiner une robe qui s’inspire d’un de leurs immeubles. Cela m’a ouvert des perspectives. Ils travaillent sur des projets à très long terme. Ils m’ont fait réaliser combien la mode avait des cycles courts.

Désormais, je ne pense plus seulement en termes de collections mais de projets à long terme. On développe une idée jusqu’à ce qu’elle soit aboutie et on l’utilise quand elle est prête.

Parlez-nous de ces collaborations scientifiques, qui intriguent beaucoup...
Ce qui se passe dans la science et la biologie est passionnant. Vie et création se rapprochent. En tant que designer, comment ne pas être passionnée par l’idée de créer dans le futur quelque chose de partiellement vivant ? Des architectes travaillent aussi sur l’architecture vivante, mais dans la mode cela serait un réel progrès : imaginez une robe faite à votre corps et qui évoluerait avec lui.

Je ne réfléchis pas seulement en termes d’esthétique, même si c’est très important, mais aussi en termes de processus créatif : comment fera-t-on les vêtements dans le futur ? Aujourd’hui, nous utilisons du fil et une aiguille et cela influe sur le design. Mais, si on pense à une autre façon de fabriquer, alors le design change aussi, car il naît de ce qui est technologiquement possible. J’aime travailler avec des scientifiques et des biologistes, car ils m’offrent progressivement de nouvelles possibilités.

Ces incursions dans la science sont donc, selon vous, un moyen de faire avancer la mode...
Oui, je pense. Si on ne va pas vers de nouvelles techniques et de nouvelles matières, on continuera à répéter les mêmes styles. Même si le résultat est très beau, on tourne en rond. Pour moi, il est aussi important de perdre le contrôle. Avec une méthode inconnue, c’est la surprise. C’est une lutte, mais une belle lutte, que le résultat soit bon ou mauvais. Et cette phase expérimentale est amusante.

Vos créations ont un rapport au corps, à l’organique, assez particulier. Comment l’expliquez-vous ?
Je crée une robe avec en tête un corps, ses mouvements, la façon dont les matières réagissent avec lui et avec la lumière. J’ai le sentiment que nous sous-estimons la valeur du corps, dans un environnement où le cerveau domine. Tout notre savoir n’est pas dans notre tête, il est aussi dans notre corps, c’est un équilibre sain. Je vais reprendre les cours de danse, car j’ai besoin de retrouver cet équilibre qui m’apportera des choses auxquelles je ne peux pas penser maintenant.

(...)

paru dans Le Monde

Do you have any special clients ?
I think one of my most special clients is Björk. I’ve made something for her for almost each collection. Everything is custom.

You’ve dressed Beyoncé and other entertainers as well.
With a lot of people I have dressed, like Lady Gaga, it’s more like you make something for a show. But with Björk it’s more like a collaboration. She explains to me where she is at that moment, and where she wants to go, and then she really asks me, “Can you design a dress inspired by that ?” It’s such a big challenge to dive into her world.

What’s the favourite thing you’ve made for her ?
I just made two pieces for her MOMA exhibition. Those two are my favourite so far.

i-d.vice.com - novembre 2014

Iris Van Herpen à propos du clip Black Lake

“Sometimes I make a dress for her that is based on a design that I already did, but this was more customized, where she really explained to me the concept of the song and the video and the artwork that she wanted to make for MoMA. It was really from scratch, from the beginning on, and [the pieces were in both] materials and techniques I never did before. It was really for her and the concept of the song.”

“I didn’t want to have a really smooth dress”

“I wanted it to be raw, and that’s why we did all the pleating by hand. I [wanted] it to fit with the rocks and the landscape of Iceland.” Style - Mars 2015

Lien

- irisvanherpen.com

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