31.05.2016

L’exposition Björk Digital au Vivid Sydney se dévoile

Alors qu’une mise aux enchères de ses nombreuses tenues de scène se prépare à Londres, sur l’autre hémisphère, Björk et son équipe finalisent une nouvelle exposition orientée réalité virtuelle.

Du 4 au 18 juin, le Carriageworks de Sydney accueille l’événement Björk Digital où seront présentées en avant-première plusieurs vidéos inédites de Vulnicura.

J’ai senti que c’était le moment de dévoiler mon projet de réalité virtuelle et je suis ravie de le faire à Sydney.

L’exposition, intégrée au Vivid Sydney, un grand festival qui regroupe des événement de sons et lumières, se compose de plusieurs parties :

- Black Lake : Commissionnée le MoMA de New York et réalisée par Andrew Thomas Huang, la vidéo sera présentée via une installation plus imposante. Les visiteurs pourront à cette pièce, comprenant 54 haut parleurs et 2 écrans géants opposés, par groupe de 25 personnes.

crédit : Brendon Thorne

- Vulnicura VR : une partie du projet de la version en réalité virtuelle de l’album sera présentée. Seuls les clips à 360° de Stonemilker et Mouth Mantra ainsi qu’une version non définitive de l’inédit Notget seront disponibles au travers de 80 casques VR . >> pour en savoir plus sur Vulnicura VR

- Biophilia : une pièce sera entièrement dédiée à l’univers de l’album avec la présentation des instruments et des applications.

- Björk Cinema : rétrospective de ses différents clips vidéo.

- Dj Sets : deux soirées clubbing d’ouverture, déjà complètes, se dérouleront les 3 et 4 juin prochains où des invités sont également annoncés.

À noter : l’entrée à l’exposition est gratuite.
- Lire le programme complet

À l’occasion de ce nouveau projet, Björk s’est entretenue avec la presse australienne afin d’expliquer son intérêt pour les technologies de réalité virtuelle, elle a également évoqué très brièvement l’écriture du prochain album.

The ice Queen, Sharon Verghis, The Australian, 28 mai 2016.

Revue de presse avec quelques extraits traduits des interviews :

Au sujet de la venue au Carriageworks de Sidney

"Il y avait suffisamment d’ouverture d’esprit et de mobilisation collective pour tenter l’aventure.
Le lieu était idéal aussi, un espace qui faisait penser à l’esprit punk, un espace qui réunit musique, danse et art."

À propos de la réalité virtuelle

"Pour moi, la réalité virtuelle s’inscrit dans la continuité naturelle des clips vidéo, à travers une immersion totale dans l’image et le son."
"...presque théâtralement Wagnérien, c’est presque comme si tu étais au milieu d’une scène, comme un grand opéra...ce n’est pas juste toucher un écran mais plus expérimenter le monde."

Sur l’origine de son intérêt pour les technologies, notamment interactives

"Initialement, l’idée m’est venue de l’expérience des écrans tactiles il y a environ dix ans. Je me suis dit "Oh mon dieu, ça ouvre tellement d’autres possibilités - ça m’a rappelé l’école de musique, le fait que j’ai toujours voulu là bas que les choses soient en 3D pour les toucher et les déplacer." Comme les mathématiques et la physique, elle pense que la musique est mieux expérimentée en 3D : cela reflète sa manière de créer ses chansons, hors des sentiers battus.

"La technologie nous donne la liberté de suivre notre imagination et d’être dans un environnement qui nous inspire."

Sur le défi technique et les difficultés rencontrées

"J’aime être une pionnière et expérimenter. Je m’ennuie si je fais quelque chose que d’autres gens ont déjà fait auparavant. Cela veut dire qu’il faut prendre des risques et parfois cela ne marche pas, mais quand j’y arrive, c’est très satisfaisant."

"Nous faisons tout pour finir à temps. J’ai parlé à [les réalisateurs Warren du Preez & Nick Thornton-Jones et le reste de l’équipe créative] aujourd’hui et ils essayent de faire au mieux. Je pense qu’il y a eu des difficultés techniques. C’est le truc qui arrive quand tu travailles avec des choses qui n’ont jamais été tentés. Parfois, tu as des difficultés et des obstacles, croisons les doigts"

Retour sur la rétrospective du MoMa de l’année dernière

"C’était très flatteur, oui, mais je n’aurais pas été à l’aise si j’avais du le faire moi-même. Cette exposition à Sydney, pour moi, est peut être plus ce que j’aurais fait au MoMA. L’intérêt ne réside pas dans le fait de Björk l’icône, ses vêtement ou me mettre sur un piédestal, l’intérêt est dans le contenu."

Sur le fait de vieillir

"Vieillir c’est fascinant," dit-elle. "C’est comme aller dans l’espace, le fait de documenter la musique à l’intérieur de moi, qu’importe si j’ai 100 ans ou non. C’est du travail de pionnier. Avant 40 ans, j’admirais beaucoup de femmes, mais après 40 ans, je les compte sur les doigts d’une main. C’est quelque chose que je vais donc devoir inventer. Ces perspectives m’enthousiasment.”

Et à propos du prochain album

"Je suis toujours en train d’écrire donc c’est encore un peu tôt pour en parler - ça peut aller encore dans tous les sens. Il vaut peut être mieux en parler une fois qu’il sera fini."

source : The Australian / Daily Telegraph / TimeOut

 
 
 

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