Tri par année

 

Tags

 

Tri par album

 

chronique

 

5.06.2018

Retour sur le concert de Björk à We love Green

Dimanche 3 juin, Björk était la tête d’affiche du festival parisien We love Green. Une 8e édition sous le soleil dont la parfaite organisation et le bon déroulement sont à souligner.

Deux jours intenses de musique clôturés par Björk et son groupe mêlant flûtes, percussions, harpe et machine, ont fusionné « technologie et primitivisme », selon Le Monde.

Björk à We love green, photo : monster m. / youtube

imagine a future, be in it / imaginer le futur et s’y installer

Après un texte introductif explicitant les thèmes de l’album et son engagement écologique et politique.

we have to imagine something that doesn’t exist
carve intentionally into the future
and demand space for hope
weave a matriarchal dome

Nous devons imaginer une chose qui n’existe pas
Sculpter obstinément le futur
Et exiger une place pour l’espoir
Tisser un dôme matriarcal 

Björk est apparue ornée d’un nouveau masque doré et d’une robe orchidée au décolleté plantureux. Elle a ouvert, sans surprise, le concert sur l’énergique Arisen my senses en s’appuyant sur des effets de boucles démultipliant sa voix.

Le masque doré de James Merry, photo : julielivepics / instagram

La setlist fit la part belle aux morceaux de son nouvel album Utopia, entrecoupés par des reprises de titres issus de cinq albums précédents, revisités et réarrangés par son nouveau groupe, dans le même ordre que celle jouée, quelques jours plus tôt, au Primavera. En effet, les deux festivals se sont associés pour rendre possible sa venue : « On s’est mis à plusieurs pour faire une offre commune sur tel ou tel artiste. (...) C’est comme ça qu’on a pu faire venir Björk. » explique Marie Sabot, l’organisatrice du festival.

Un spectacle visuel avant tout

D’emblée, le show est captivant par son esthétisme et la qualité de la mise en scène : décor théâtral riche et féérique en mouvement, fleurs en matières gonflables évoquant le sexe féminin éjaculant des paillettes, chorégraphies millimétrées opérées par sept flûtistes tout au long du concert.

Musiciennes du groupe Viibra, photo : Santiago Felipe

Chaque chanson est plongée dans un univers visuel : vidéos accélérées d’éclosion de fleurs, champs de blé frémissant dans le vent, apparition d’animaux mythologiques étonnants - faunes, insectoïdes -, tableau à l’aura spirituelle sur Tabula rasa, paysage néoromantique pour Features Creatures, avatar de Björk en images de synthèse, etc. L’ensemble a tout pour captiver l’attention du public et exciter les déclencheurs photographiques.

De l’enchantement à la déflagration sonique

Hormis deux titres phares, Human Behaviour et Isobel, « exécutés à la perfection et dans de nouveaux arrangements, qui ont provoqué le bonheur des spectateurs. » dixit Le Figaro, la musique aux mélodies arythmiques reste, malgré tout, difficile d’accès pour les non initiés. Toutefois, la magie semble opérer sur une partie du public : « De la grâce, de la fantaisie et un spectacle d’une poésie rare, sublimé par une voix aérienne, parfois chuchotée, parfois poussée à l’extrême. » décrit Les Echos.

Progressivement, les basses ultra puissantes, presque agressives - qui peuvent rappeler la radicalité du live de Lanark Artefax, l’un de ses récents collaborateurs - prennent de l’ampleur. Le trio de fin composé de Losss, Sue Me, Notget dont les basses martèlent encore les cerveaux des premiers rangs, viennent contraster ce monde rose bonbon écolo-utopiste et laisse le spectateur étourdi, KO debout selon le degré de réceptivité.

Une expérience à revivre dans une « vraie » salle ?

Esthétiquement et visuellement, la tournée Utopia est l’une des plus abouties et travaillées. Les décors, les costumes, construisent un ballet futuriste, mais l’exigence d’écoute mériterait une nouvelle date pour révéler toutes les subtilités musicales. « Défi technique autant que scénique, ce spectacle sensuel et méditatif, a priori plus adapté au cadre d’une salle fermée (...) qu’à un espace ouvert et en plein air, a néanmoins rempli toutes ses promesses. » conclut Libération.

Pour le journal italien Corriere della Sera, à la question de savoir si elle mettait son auditoire à rude épreuve, Björk répondait : « Je ne sais pas comment faire autrement. Si j’allais voir un concert d’une artiste que j’adore comme Kate Bush, j’aimerais vivre le présent et écouter la musique qu’elle écrit à l’heure actuelle. C’est une façon de rendre le concert plus précieux, réel, unique. Je ne veux pas que les spectateurs participent à une sorte de karaoké géant. »

En effet, c’est à une toute autre expérience qu’elle nous a menés, une invitation intime d’où l’on ressort étourdi et suffocant.

photo : i_am_gregg / instagram

- un bootleg audio est disponible sur la page du concert
- voir le sujet sur le forum

Best of Twitter

 
 
 

31.12.2017

Utopia chroniqué sur Radio France, retransmission du concert WLG sur France Inter en juin (màj)

Enfin ! La radio publique s’est intéressée à la sortie de l’album avec, en décembre, les avis des chroniqueurs de La dispute, puis le 3 janvier 2018, la chronique du programmateur musical Djubaka, qui a également annoncé la retransmission du concert à We love Green en exclusivité sur France inter. Enfin l’émission Very good trip est revenue sur deux moments clés de la carrière de Björk.

• Dans la playlist de France Inter


Mercredi 3 janvier 2018, Björk ou les promesses d’un nouveau monde, retranscription de la chronique de Djubaka :

Björk fait partie de ces artistes avec lesquelles il est impossible de savoir ce qu’il y aura dans les prochains livraisons. Depuis plusieurs années, elle nous propose des albums concept qui aurait pu se ranger à côté des livres d’art contemporain et qui ont parfois dérouté, d’ailleurs vous aussi. Mais cette volonté d’imaginer des univers étranges font d’elle une artiste unique. Dans Utopia, Björk imagine un monde débarrassé du patriarcat, un album qui tourne autour de la recherche du bonheur. Alors que son précédent album parlait de rupture sentimentale Utopia prend le partie de nous emmener vers un monde joyeux où nos rêves d’existence terrestres prennent une réalité féerique (les clips déjà sortis sont à voir absolument). Le disque a été produit entre sa ville natale Reykjavík et New York où Björk s’est attachée les services d’un producteur pointu du moment, Arca. Björk dit souvent qu’elle n’a jamais appris à jouer d’un instrument, parce qu’elle avait le sentiment que tout avait déjà été fait et à un niveau qu’elle n’atteindrait jamais. Ces choix de compositions se portent donc sur la direction d’orchestre, la musique a été fabriqué, cette fois-ci, avec treize flûtistes islandaises. Ce choix esthétique et sonore parcourt tout l’album comme un fil rouge. (...) Opposition ou complicité de mondes électronique et acoustique qui forment un rêve dont Utopia est le témoin et, contrairement à ce que certain·e·s pensent, l’univers de Björk n’est pas forcément compliqué, il se goûte, petit à petit, par petites touches, il faut se laisser s’ouvrir - comme un bon vin - prendre de l’ampleur. Cet album s’écoute, parce que l’entendre ne suffirait pas. Utopia est sans doute un des disques qui va me poursuivre toute cette année et que je vais redécouvrir au fil du temps avec bonheur, en me redemandant ce qui va arriver au prochain virage.

Disponible en replay.

merci à taram pour l’info

• Very good trip sur France Inter

Lundi 4 décembre, « Björk, sur une autre planète »

Jeudi 7 décembre, « Björk, un concert rêvé »

Disponibles en replay.

• La Dispute sur France Culture


Mardi 5 décembre à 19h, Arnaud Laporte et Mathilde Serrell reçoivent Hugo Cassavetti (Télérama) et Olivier Lamn (Libération) pour parler, entre autres, de l’album. Si l’on croit leurs articles respectifs, le débat devrait être calme, les deux journalistes ayant, semble-t-il, apprécié l’album.
Disponible en replay.

 
 
 

24.11.2017

Utopia, sortie du 9e album de Björk

Le nouvel album studio de Björk est enfin disponible partout ! Près de trois ans après la sortie de Vulnicura, il s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, mais marque également un nouveau départ plus joyeux.

i am so overwhelmingly humble while announcing my album utopia is coming out end of nov . i can´t wait for you to hear it . the cover is made by the warm extraordinary talented Jesse Kanda and was assisted by me , James Merry and Hungry . thank you for telepathically getting me !! over the moon and jupiter gratitudes to magical Arca for making the music of this album with me : what a profound and nourishing trip this has been !!! thousandfold appreciation and headbowing . hope you like it , warmth , björ/k

Résolument optimiste, Björk a conçu Utopia, main dans la main, avec le producteur Arca et a réuni, à cette occasion, un ensemble de flûtistes islandaises. Composé de 14 chansons, Utopia baigne dans des sonorités tantôt organiques, tantôt synthétiques, et forme une oeuvre dense dominée par les flûtes et les chants d’oiseaux.

Les thématiques évoluent autour de la recherche de l’amour, la sexualité, l’écologie, l’exploration de l’utopie et la nécessité urgente d’un féminisme assumé.

It is time / For us women to rise, and not just take it lying down / It is time / The world, it is listening. Tabula Rasa

Il est temps / pour nous, femmes, de nous révolter et de ne plus nous laisser faire / Il est temps / Le monde ; il nous écoute.

Revue de presse

« Si vous y prêtez une oreille attentive, cet album vous emportera au paradis. » The Skinny

« Avec Utopia, l’Islandaise plonge Amour et Écologie dans un grand bain de flûtes. » Tribune de Genève

« Une splendeur immersive qui enchante par sa radicalité. » Libération

« Une lettre d’amour adressée à l’optimisme. » New York Times

« On est littéralement aspiré dans l’univers unique de Björk. » Lesinrocks

« Un album organique, féministe pro-sexe, bien plus positif que le plombant Vulnicura. » Tsugi

« Une écoute attentive d’une œuvre aussi personnelle, exigeante et courageuse s’avère, à ceux qui voudront bien s’y abandonner, lumineuse. » Télérama

« Inclassable et difficile à appréhender, souvent, mais toujours très attendue, Björk sort Utopia, disque étrange mais passionnant de renaissance. » Francetvinfo

« On sent que la générosité est centrale dans cet album, dont la musique est parfois offensive : Björk dessine des parallèles entre son évolution personnelle et un désir de renverser / changer le système. » The Fader

« Utopia est l’interaction entre l’art, le vécu et l’expérimentation, et c’est absolument fascinant. » NME

Les différents formats

L’album est disponible en :
- CD jewel case et CD digipack ;
- Double vinyle, version noir et limitée couleur pêche (via Roughtrade) ;

- Téléchargement Wav et Flac, notamment via Qobuz ou Boomkat
- Et en écoute sur les principales plateformes Streaming.
Spotify - Deezer - Apple music - Google Music

Pour acheter et/ou écouter Utopia : bjork.lnk.to/utopia
Soutenez bjork.fr en commandant votre exemplaire sur Amazon via nos liens sponsorisés : CD jewel case simple - Double Vinyl simple.

Toute l’équipe bjork.fr vous souhaite une belle découverte ! <3

Tournée Utopia - Björk tête d’affiche de We Love Green 2018

Plusieurs dates ont d’ores et déjà été annoncées en Europe. Björk sera présente pour une date unique en France, le dimanche 3 juin 2018 au festival We love Green. Billet jour & Pass 2 jours, en vente le mercredi 29 novembre sur www.welovegreen.fr.

Toutes les dates du Utopia tour
Toutes les infos sur Utopia

 
 
 

15.09.2017

Le nouveau single The Gate est disponible

Le premier single du 9e album de Björk est en écoute !

Depuis minuit et avec un peu d’avance sur la date de sortie annoncée, The Gate est disponible en streaming et en téléchargement.

Liens

- The Gate en écoute sur Spotify
- The Gate en écoute sur Deezer
- The Gate en écoute sur iTunes Music
- The Gate en téléchargement sur Google Play
- The Gate en téléchargement sur iTunes

Toutes les infos et paroles du titre The Gate

Chroniques

Premiers retours de la presse :

’« The Gate » est un morceau d’une beauté désarmante, qui vibre et respire. ’ Les inrocks

’Best New Track’ Pitchfork

’It’s totally Beautiful,as usual’...’full of beautiful, soothing violin strings ( :drop : ) and electronic heartbeats.’ Noisey

’Mezmerizing’ Rolling Stones

’Today, the legendary singer-songwriter has released the first single from the LP, a sprawling, melancholic love song called “the gate,” dominated by complex vocal counterpoint and impressionistic percussion and synth bursts.’ Spin

Clip

La vidéo réalisée par Andrew Thomas Huang et tournée à Los Angeles, sera présentée en avant-première au studio The Store à Londres durant tout le week-end.

 
 
 

31.05.2017

Dernier concert acoustique à Los Angeles

Björk jouait au Walt Disney Concert Hall son dernier concert acoustique de la tournée Vulnicura. Elle était habillée pour l’occasion par Micol Ragni, KAIMIN et Gucci. La setlist et les photos de cet ultime concert 100% acoustique sont à découvrir sur cette page.

Le prochain concert, en version festival, aura lieu également à Los Angeles en juillet.

Revue de presse

« Björk’s performance at the Walt Disney Concert Hall was superb, absolute perfection. » grimygoods

“My soul is torn apart,” she sang as the stage lighting glowed red, creating an otherworldly feel as the strings swelled through several false stops until concertmaster and violinist Katia Popov played it to a finish with such a lovely solo that Björk bowed to her and applauded as the audience stood to cheer. ocregister

Physically, too, she was powerfully expressive, stretching her head back or jutting out her arms to put across feelings that otherwise would’ve remained hidden behind that mask. LA times

Exposition Björk Digital

Plus que quelques jours, l’exposition Björk digital se termine le 4 juin. Prochaine étape, elle sera installée à Barcelone pendant plus de 3 mois au Centre Culturel Contemporain.

Had my first VR experience last night. Momentary immersion into Björk's inner world is truly enlightening, delivered in equal measures of joy and sorrow. Only a few days left if you want to partake. @bjork #bjorkdigital #losangeles @laphil With @vxblackshadow @xlittlesx ❤️

Une publication partagée par Sara Lou (@saraloutattoo) le

En savoir plus

- Dossier spécial Björk Digital

 
 
 

23.12.2016

Retours sur Björk Digital à Houston

Suite aux accusations de sexisme rapportées par Björk sur sa page Facebook et reprises par de nombreux médias, notamment français, un bilan sur l’exposition et le dj set s’impose.

Björk était l’une des têtes d’affiche très attendue du festival Day for Night à Houston. Elle ne s’était pas produite au Texas depuis neuf ans, ce qui peut expliquer, en partie, les quelques frustrations reportées après ce court week-end.

Exposition

À la différence des autres résidences qui s’installaient sur au moins 10 jours, Björk Digital s’est déroulé à Houston sur deux jours seulement. Présentée comme l’un des moments forts du festival, l’exposition a été victime de son succès.

Katheryn Mitchell was in line by 2:30 p.m. At 7:30 p.m. she was still in line.
"We wanted to see Lower Dens at 5. We wanted to see Odesza, but that’s kind of over," she said. "But we thought this was an experience we wouldn’t be able to have in any other environment so it’s worth it."

Il aura donc fallu beaucoup de patience aux visiteurs pour vivre l’expérience Björk digital, et non pas sans quelques difficultés techniques. En cause, le temps humide et la buée qui se formait dans les casques et le brouhaha du festival qui est venu parasiter l’expérience, la plongée dans la réalité virtuelle nécessitant un minimum de calme.

Le journaliste du Chron reste compréhensif en concluant son article par : « But avante garde art is often uncomfortable at first. Audiences need a moment to learn how to experience it before they move on to evaluating it. The technology is not easy, but as it becomes more ubiquitous it’s easy to see the possibilities. »

Dj set

Du côté des félicitations, le journal local Houston Press souligne « son usage de la musique traditionnelle combinée à des sons naturels et à des codas longs et réflexifs crée une expérience puissante pour ceux qui étaient prêts et désireux de la vivre. »

Suite à sa prestation, 17 nouveaux titres ont été identifiés et ajoutés à la playlist Björk Digital, soit environ 4 heures de musique, des titres de techno industrielles assez énergiques, pour ne pas dire énervés (Rabit, Emptyset), des moments de grâce avec de nombreux instrumentaux classiques et d’autres pépites brutes à découvrir.

Du côté moins réjouissant, les retours parfois négatifs de certains médias, un set qui laisse pantois certains journalistes et un public certes enthousiaste, mais parfois un peu perdu :

The crowd remained rapt and respectful but didn’t always seem to know what to do. They sometimes clapped and screamed at awkward intervals, unsure if their Icelandic queen was paying attention. But the giddy wave she gave at the end seemed to indicate she felt the love. houstonchronicle.com

Retour mitigé :

The garden-themed stage camouflaged Bjork leaving many wondering if she had even showed up yet, and the screens around her were all turned off which did not seem intentional. I respect Bjork’s dedication to push boundaries in the music medium but her set did not open my eyes to the genius that I seem to be missing. glidemagazine

parfois, frustration totale :

Biggest WTF ?, Part 2 : Björk Digital
The biggest question of the weekend, many speculated what we would see from the Icelandic luminary, so much that the crowd surged towards the Blue Stage to catch a glimpse of her Sunday set. Sadly, no one saw much of anything, as Björk played sound collages of Native and Spanish folk songs amongst a screen of foliage — yes, you read that correctly — dimly lit by blacklight and a neon LED costume. Any truly devoted fan would chalk it up to Björk being Björk. It left everyone else scratching their heads. houston.culturemap.com

Photo by Roger Ho

Une déception liée, en partie, à la communication du festival qui n’a, semble-t-il, pas assez insisté sur la nature de la performance : un voyage sonore à travers ses goûts éclectiques, une sélection musicale pointue, non pas une performance scénique. La mise en scène, pourtant déjà connue - masquée, cachée au milieu d’un décor végétal - n’a pas été comprise par une partie des spectateurs qui souhaitent absolument la voir. Ce malentendu a été renforcé notamment par la présence d’écrans éteints... ou comment frustrer davantage un public désireux d’apercevoir son idole.

Musicalement, il faut bien l’admettre, Björk propose un dj set souvent décousu, difficile d’accès et qui mériterait d’être plus travaillé. N’avouait-elle pas, il y a quelques mois : « Je suis probablement la plus mauvaise DJ du monde » ? Ce point peut aussi s’améliorer...

Réponse de Björk sur Facebook

De retour du festival, Björk a publié sur sa page une tribune fustigeant le sexisme de la presse musicale, billet qui a été relayé par de nombreux médias, notamment français.

Extraits choisis :

« (…) certains médias n’arrivent pas à comprendre que je ne fasse pas une "performance" et que je me "cache" derrière mes tables de mixage (…) Contrairement à mes homologues masculins. Je crois qu’il s’agit de sexisme. Ce que je ne vais pas laisser passer à la fin de cette tumultueuse année : car nous méritons tous un maximum de changement au milieu de cette énergie révolutionnaire dans laquelle nous évoluons. »

« J’ai chanté sur les galaxies et les atomes mais ce n’est pas avant Vulnicura où j’ai partagé une peine de cœur, que j’ai obtenu la pleine acceptation des médias. Les hommes ont le droit d’aller un sujet à l’autre, à faire de la science-fiction, des pièces d’époque, du slapstick et de l’humour, à être des nerds de musique (…) mais pas les femmes. Si nous nous n’ouvrons pas notre poitrine tout en saignant à propos des hommes et des enfants de nos vies, on trompe notre public. »

« Les femmes dans le monde de la musique sont autorisées à composer et chanter à propos de leurs petits copains » […] Si elles changent de sujet pour parler d’atomes, de galaxies, de militantisme, d’algorithmes rythmiques ou d’autre chose que de leurs amoureux, elles sont critiquées », comme si leur « seule langue était l’émotion ». « Vous avez enfermé Édith Piaf et Maria Callas dans ce rôle » de femmes éplorées après l’abandon ou la perte de l’être aimé.

« Faisons de 2017 l’année du changement !!! Le droit à la différence pour toutes les filles !!! ».

Pour 2017, l’équipe bjork.fr souhaite de tout cœur la programmation de Björk digital en France et espère que les organisateurs auront lu, au préalable, ces quelques retours afin de proposer au public une expérience optimale. ;)

Bonnes fêtes !

 
 
 

10.10.2011

Biophilia, tour d’horizon des critiques

Jour J pour la sortie de l’album Biophilia, voici quelques extraits d’articles glanés dans la presse française :

Biophilia est une oeuvre instruite, complexe et éblouissante, forcément volcanique, frissonnante, pionnière, qui déroutera. Qui m’a dérouté et emballé. Un disque d’architecte des sons : la chanteuse s’autorise des décadrages pour lui donner plus de reliefs. L’express

Biophilia est une plongée vertigineuse aux confins infinis du microcosme et du macrocosme où Björk met en perspective les mythes et les astres, l’intemporalité et l’immensité de l’espace, son amorphisme et la fluidité des corps, les éléments nourrissant et influençant la vie. toutelaculture

En un album, Bjork cherche à atteindre la pureté de l’instrument. Qu’il soit en acoustique chimérique ou digitale, cela importe peu, seul compte sa révolution esthétique. Bon gré mal gré, on est au sommet d’une nouvelle vague, au milieu de nulle part, belle comme son écume. mowno

Comme c’était le cas avec le délirant Volta, sorti en 2007, sur la féminité dans tous ses états. Hélas, l’absence de vraies mélodies construites fait de l’album Biophilia un pensum. 20minutes

Mais si quelques chansons comme “Crystalline” ou “Virus” rappellent certains des grands moments de la chanteuse, l’ensemble est trop aride pour séduire et émouvoir. nouvelobs

La traversée prend cinquante minutes, une durée somme toute moyenne pour un disque ; mais puissamment évocatrice (une bande-son d’Avatar au pays des trolls ? un shopping au Vieux Campeur avec Danny Elfman ?). Elle présente un relief escarpé où, derrière la chef de cordée, s’active une délégation réduite d’artisans brevetés des temps modernes... Libération

La presse étrangère semble plus enthousiaste :

Biophilia is rife with drum-and-bass breakdowns and Casio blurps — an ingenious marriage of faerie and machine (including the accompanying iPad apps). But the singer’s greatest strength remains the glistening natural resource flowing from her throat. Entertainment Weekly ★★★★☆/★★★★★

It’s a mesmerising album which confirms that Björk can weave dumfounding wonders from Silly String – whatever’s placed before her, she can turn to her advantage, taking her audience on a trip the likes of which no other contemporary artist is capable of planning, let alone embarking on. In a word : amazing. Again. BBC Music ★★★★★

So OK, Biophilia is wilfully weird. If you heard some of its most outlandish moments on drive-time, you’d think aliens were trying to contact you through your satnav. But if you pulled over and closed your eyes, you might begin to feel a marvellous connection to all kinds of universal forces. Telegraph.co.uk ★★★★★

For an album that presents itself as an academic exercise, it’s big on moments of pure, indulgent pleasure The guardian ★★★★☆

At times, it’s hard not to conclude that the music and lyrics were devised totally separately, and then forced together in forms it’s difficult to acknowledge as songs.Which makes the album – the music, on its own – hard to love.
Independent.co.uk ★★☆☆☆

D’autres critiques sont à lire dans la rubrique presse.

 
 
 

2.08.2011

Première critique de Biophilia par l’Express

Sur le site de l’Express, on peut lire la première critique de Biophilia.

Une interview a également été réalisée pour le magazine, prévu en septembre, pour la sortie de l’album.

Extrait

Les contorsions vocales de Björk étreignent dès les première secondes et accompagnent jusqu’au dernier morceau. Moon oppose la stature de guerrière à la douceur de la harpe. C’est une chanson psalmodiée où les voix se répondent et se doublent. Dans Thunderbolt, le chant de cathédrale sollicite tous nos sens. Quelque chose meurt sur les caresses électros. Björk retrace l’éclosion du cristal telle une fleur (Crystalline), moment d’émerveillement qui s’achève dans le chaos. Tandis que Cosmogony est un étonnant ballet de stridences, dissonnances, vents violents. En une trentaine de minutes, courrent dans le CD harpe, claviers, cuivres, instruments à vent, c’est la valse de Björk.

Lire l’article

 
 
 

10.03.2009

Volume chronique Voltaic

Alors qu’aucune date de sortie n’est confirmée officiellement à ce jour, Voltaic circule déjà entre les mains de la presse. Le magazine Volume est le premier à dégaîner et publie une chronique du coffret dans son édition numéro 7, voici un extrait :

"Au détour d’un Pleasure Is All Mine, elle laisse affleurer l’émotion et surtout sa voix magnifique" ; "essoufflant de liberté" ; "un incroyable dédale créatif, un spectacle visuel de tous les instants". 8/10
www.volume-lemag.com

Merci Crazy Diamond pour l’info et la retranscription ;)